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Deux histoires

Publié le 07-02-2008
Deux  histoires
Dédiées à toutes les personnes, sans distinction de race ni de religion et qui se passionnent pour la période beylical.

A l’approche de la fête de l’indépendance, je dédie ces deux histoires à toutes les personnes, sans distinction de race ni de religion et qui se passionnent pour la période beylical. Ce sont quelques vagues souvenirs d’une de mes arrières et arrières grand-mères transmis de génération en génération, que son âme repose en paix. On dit qu’elle fréquentait le palais du bey et qu’elle était très humoristique. Ses histoires, étaient-elles véridiques ? Dieu seul le sait. Bonne lecture.
 
Voici la première :
 
Titre : Attal L’escroc
 
Certaines grandes personnes comparent le règne de Mohamed Es-Sadok Bey (portrait ci-contre) à celui de Louis XV dont l’époque est connue sous le nom de « Régence ». C’étaient la même dissolution des mœurs, un libéralisme beylical que quelques courtisans ont poussé jusqu’à l’athéisme, une dépravation inouïe, la même recherche d’un bon mot ou d’un trait d’esprit, avec parfois une réaction de religiosité et de superstition dont les effets étaient terribles.
Le bey était adorablement bon. Son altesse pouvait pleurer à chaudes larmes parce qu’elle avait été obligée d’envoyer un meurtrier à la potence.

Sous ce règne béni, dans cette cou où, sous un bey débonnaire, tous les appétits se manifestaient et s’exerçaient au grand jour ; dans ce milieu où les escarpes et les escrocs, fort nombreux, hélas ! ne craignaient pas se glisser, un nommé Youcef Attal s’était fait une place d’élite. Parmi ces escrocs, il était l’escroc, l’escroc par excellence, comme, d’après Daudet, Gonzague était l’imposteur, parmi tous ces imposteurs qui peuplaient Tarascon.
Ses méfaits sont innombrables : j’en citerai quelques-uns.
 

 

Cet article est proposé par : Sonia CHENITI

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