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Une histoire méconnue - Les relations libyo-françaises au Fezzan de 1943 à 1956

Publié le 28-09-2012
Une histoire méconnue - Les relations libyo-françaises au Fezzan de 1943 à 1956
Un ouvrage collectif, coédité par Cérès Editions et l’IRMC

Une histoire méconnue -  Les relations libyo-françaises au Fezzan de 1943 à 1956
Auteur : Collectif
Editeur : Coédition Cérès Editions avec l’Institut de Recherche sur le Maghreb Contemporain (IRMC).
Date de parution : septembre 2012
Langue : bilingue (français-arabe)
Format : 16X24 cm
ISBN : 9789973197610
Prix conseillé : 17,500 DT
 
 
« Une histoire méconnue - Les relations libyo-françaises au Fezzan de 1943 à 1956 » est le premier né du récent partenariat de diffusion et de coédition, entre la maison d’édition « Cérès Editions » et l’Institut de Recherche sur le Maghreb Contemporain (IRMC).
 
Cet ouvrage bilingue (arabe – français) traite de l’implantation méconnue de la France au Fezzan libyen à partir de 1943. Il en questionne les visées politiques, les conditions d’occupation militaires et administratives, le vécu des populations, jusqu’à l’indépendance et à l’évacuation en 1956. Il livre à l’actualité le portrait d’une Libye cible des convoitises nationales et enjeu international majeur, en interaction constante avec les évènements se déroulant aux différentes échelles : méditerranéenne, africaine, arabe et internationale.
 
Ce document croise les regards d’historiens, sociologues, politologues et géographes libyens, tunisiens et français. Les Français montrent que cette période serait moins militaire que politique. Les Libyens décryptent les dynamiques nationales et régionales des réseaux de résistance. Et les Tunisiens forts de leur regard distancié du pays d’à côté, se penchent sur les savoirs construits par la France, sur les stratégies d’alliances et les mémoires politiques.
 
Ecrire l’histoire consiste ici moins à « juger » qu’à « gérer un passé » et à reconsidérer les faits dans la pluralité de leurs interprétations.
 
 
Auteurs : Hassan Boubakri (Tunisie), Pierre-Noël Denieuil (France), Mahmoud Ahmed Ed-Deek (Libye), Saïd Abderrahmane El-Hindiri (Libye), Salaheddine Hassen Essouri (Libye), Jacques Frémeaux (France), Habib Wadâa Hasnaoui (Libye), Abdallah Ali Ibrahim (Libye), Mohamed Tahar Jarrari (Libye), Mouldi Lahmar (Tunisie), Féthi Lissir (Tunisie), André Martel (France), Moncef Ouannès (Tunisie).
 
 
 
Quelques extraits :
« Les premiers contacts des Libyens avec les Français remontent au début du 20ème siècle via la Tunisie qui avait accueilli de nombreux Libyens fuyant le colonialisme italien. Ces derniers travaillaient à cette époque dans les exploitations agricoles de Tunisie, dans ses administrations et dans les mines de phosphate. Certains Libyens se sont intégrés à l’administration française en Tunisie et bon nombre d’entre eux se sont engagés dans l’armée française et ont combattu en Europe et ailleurs pour défendre la France.
Lors de la Deuxième Guerre mondiale, les forces armées françaises en Afrique se sont engagées en Libye. Certains Libyens ont apprécié l’idée de coopérer avec la France pour chasser les Italiens, en conséquence de quoi le Fezzan est entré dans la sphère d’influence française qui regroupait pratiquement tout le Maghreb.
Au cours de cette rencontre scientifique nous avons essayé de clarifier les motifs et les conditions de l’engagement français dans le Sud de la Libye ainsi que l’importance de l’effort militaire, culturel et politique que la France a fourni au Fezzan. Nous souhaitons que ce type de coopération se poursuive entre les deux institutions française et libyenne et qu’elle s’étende à toute la Libye et ne se cantonne pas seulement au Fezzan. »
« Il s’agit là d’un travail d’historiens, de sociologues, de politologues et de géographes libyens, tunisiens et français soucieux de croiser leurs savoirs. Et de pratiquer ainsi une autre historiographie des relations franco-libyennes. Sa prétention est d’éclairer la position de la France tout comme celle de la Libye sous un nouveau jour où il n’est plus question d’attribuer à l’histoire une capacité de juger (louer, innocenter, condamner). L’écriture de l’histoire consiste plutôt à reconsidérer les évènements en confrontant leur pluralité, en questionnant leurs interprétations et les intentions des acteurs en présence.
Ainsi que le confirmait Michel de Certeau dans L’écriture de l’histoire, « écrire l’histoire c’est gérer un passé, le circonscrire, organiser le matériau hétérogène des faits pour construire dans le présent une raison ; c’est exorciser l’oralité ».Nos échanges ont à ce titre bien mis en évidence la nécessité de gérer un passé franco-libyen qui est encore présent, une histoire qui n’est pas close tant qu’elle n’aura pas été suffisamment explicitée. C’est alors, et sur la base de cette raison reconstruite, qu’il deviendra possible d’en « tirer des leçons ».
 
 
 
L'ouvrage est disponible sur www.ceresbookshop.com
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En illustration à l’article, les couvertures de l'ouvrage dont voici les détails des visuels (avec de haut en bas et de gauche à droite) : Le fort de Murzuk, le roi Idriss Ier et le Premier ministre Mahmoud al-Montassar lors de la proclamation de l’indépendance du Royaume de Libye, armoiries du Royaume, le Président du conseil Pierre Mendès France, le mutassarif (gouverneur) du Fezzan Ahmed Bey Saïf Ennasr accueilli à l’aérodrome de Laouina à Tunis, timbre émis par le Territoire militaire du Fezzan commémorant les victoires du général Leclerc, le Premier ministre Mustafa Ben Halim.

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Cet article est proposé par : CERES EDITIONS

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