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Fleur de saison

Publié le 22-05-2010
Fleur de saison
Une histoire basée sur de faits véridiques

Titre : Fleur de saison
Auteur : Sonia CHENITI
Editeur : Arabesques éditions
Format : 135 pages.

« Fleur de saison » est basé sur de faits véridiques. Il se compose de deux parties, la première est destinée aux jeunes à partir de 10ans, la deuxième, aux moins jeunes.


1 – La première partie se déroule à Gabès (là où est né mon père, c’est-à-dire le grand-père de Khaled). 
En voici un extrait :
« Cela fait si longtemps qu’il ne lui a pas rendu visite ; il lui manquait tellement. Aussi, il mourait d’envie de revoir l’oasis de Gabès, lieu de rencontres, de complicités et d’hospitalité, tout le contraire de la ville où la plupart des personnes sont renfermées sur elles-mêmes et vivent à l’écart des autres.

Ici, le beau temps est revenu. Le sol est humide et boueux, mais la pluie a lavé les plantes et épuré l’air. Khaled a toujours admiré les végétaux vigoureux qui s’étagent les uns au-dessus des autres, suivant leurs affinités1 pour l’ombre et pour la lumière. Le palmier-dattier est présent partout, il domine l’ensemble du paysage rural. Chaque arbre lui remémore l’habileté et le génie créateur du fellah gabésien.

Dans ce paradis terrestre, Khaled passe des heures à marcher de seguia en seguia, bravant2 les sentiers glissants et les talus3 boueux, parmi les bosquets4 et les jardins qu’arrosent les dérivations de l’oued de Gabès et qui se répandent sur une étendue de trois kilomètres du nord au sud, et de cinq kilomètres de l’est à l’ouest. Il savoure des fruits mielleux et hume5 l’air pur. Il n’avait que sept ans quand il a visité pour la première fois l’oasis de Gabès, et maintenant qu’il en a treize, c’est avec la même allégresse qu’il la retrouve.

 « À l’époque romaine, l’oasis était le témoin6 d’une agriculture savante7 et le paysage rural traditionnel était déjà en place. Au moyen âge, l’agriculture a prospéré8 et l’oasis s’est étendue et enrichie de nouvelles variétés de plantes. Mais le changement continuel de la politique, les guerres successives et les conflits entre les royautés9 qu’a connus l’Ifrikiya, ainsi que la déchéance économique de la ville de Gabès se sont répercutés sur le sort de l’oasis. La ville fut à plusieurs reprises attaquée et ruinée, et ses palmiers dattiers en partie détruits. L’oasis se rétrécit. Cette période d’instabilité se poursuit après la conquête musulmane au cours de laquelle la ville est désertée par ses habitants qui se dispersent dans la périphérie où plus rien ne pousse sous les palmiers. C’est à la faveur d’une stabilité10 aux 17e et 18e siècle et à la suite du développement des villages oasiens que redémarre enfin la vie agricole de l’oasis ».

En parlant de l’oued de Hamma, grand-père ajoute en souriant que Minerve11 apparaissait sur les rives de ce lac enchanté.

Chaque fois, il éprouve de la joie en racontant à son petit-fils l’histoire de l’oasis et chaque fois, dans les rêves nocturnes de celui-ci, des images quasi12 réelles apparaissent jusqu’au petit matin. »

Cette histoire raconte l’amitié qui nait entre deux créatures appartenant à deux mondes différents. C’est-à-dire entre un enfant et un oiseau.

 

 

Cet article est proposé par : Sonia CHENITI

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