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Nouvelles bourgeoisies… Vieilles habitudes…

Publié le 10-07-2013
Nouvelles bourgeoisies… Vieilles habitudes…

C’est grâce à l’évolution et à la mondialisation, les hommes jouissent aujourd’hui d’une égalité civile et politique, mais l’égalité sociale est loin d’être acquise. Cette mondialisation n’a pas prévu l’apparition d’une espèce de « pseudo-aristocratie », de « bourgeoisie moderne » pour certains et de «nouveaux riches » et «parvenus » pour d’autres. Si on suit l’évolution de ce phénomène on remarque qu’elle est étonnante, rapide. On voit se former un nouvel esprit et de nouvelles valeurs avec un code de vie bien défini.

Avant on appartenait à un cercle fermé, on y naît, on y vit, et on y meurt, un cercle tout entier dans l’opinion et dans les mœurs. Aujourd’hui rien n’est plus fréquent que le passage de la classe populaire à une classe supérieure. Ces classes sont toujours ouvertes aux « parvenus » et aux « déclassés » qui s’y confondent ou du moins ils essayent de se confondre. On y trouve le fils du paysan, de l’ouvrier ou de l’employé subalterne. Mais qui a su prendre les mœurs de la bourgeoisie est bourgeois ? Peut-il oublier ses origines ? (Mais personne ne la lui reproche). Les « parvenus » sont ceux qui sont entrés dans cette classe par leur récente fortune, par leur profession et n’y semble pas à leur place. Ils en sont discerné des caractères superficiels, mais ce qui profond et subtil leur échappe.
 
Une fortune rapidement acquise inspire en premier lieu à l’homme de vivre bourgeoisement, mais son éducation d’origine s’y oppose, ses manières (de bon marché), ses vulgarités le trahissent, alors il fait des gaffes, des impairs et des pataquès. Et même s’il arrive à s’adapter, il y aura sa femme qui n’arrive pas à le faire. Car la difficulté primordiale de devenir bourgeois est qu’on ne le devient pas tout seul, chacun de nous appartient à une famille avant d’appartenir à une classe. C’est par sa famille que le bourgeois–né est bourgeois et c’est avec elle qu’il s’agit de le devenir. Le « parvenu » doit « élever » avec soi sa femme, ses père et mère, ses frères et sœurs, il doit secouer son entourage et rompre avec certains amis ou les tenir à distance. Il doit surtout conserver ses privilèges car une fois perdus il redeviendra vite ce qu’il était. Donc il suffit de s’enrichir et d’avoir une profession pour y renter, de perdre sa fortune et sa profession pour en sortir. Le vrai bourgeois lui, même sans fortune il ne cesse d’être bourgeois. Pourquoi ?
 
 

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Cet article est proposé par : Hager Daly