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MOULED 2012 - Hold-up de Assida…

Publié le 08-02-2012
MOULED 2012 - Hold-up de Assida…
Vu le prix du zgougou on va finir par se faire braquer sa Assida !!!

En illustration de l’article, une caricature du célèbre dessinateur Ali Dilem parue sur le quotidien algérien Liberté le 27/08/2009… qui illustre aussi très bien le malaise des tunisiens de 2012 face à la flambée des prix.

 
Hold-up de Assida ? Encore une rumeur qui tourne sur FB ? 
Mais non, c’est juste une image… Si ce n’est pas encore vrai, vu la flambée des prix, cela pourrait tout à fait devenir une réalité !!!
 

Mais où va-t-on ?
La flambée des prix continue de plus belle et de plus en plus de gens ont du mal à joindre les deux  bouts.  Aujourd’hui, même les classes moyennes ont du mal à suivre. Alors quand on sait que selon les statistiques du ministère des Affaires sociales, un quart de la population tunisienne (24,7%) est considérée comme pauvre (1), on se demande vraiment comment ils font encore pour survivre.

La flambée des prix est chaque jour plus visible et tout particulièrement pour les denrées alimentaires et les produits de consommation courante. Si l’on calcul le coût d’une pomme de terre, elle est aujourd’hui presque à 250 millimes !!! Et ne parlons pas du prix du poisson, de la viande qui sont hors concours… le poulet, hier encore à peu près accessible à tous, a vu aussi son prix littéralement exploser. Même le papier mouchoir devient limite un produit de luxe… près de 10 millimes pour un insignifiant petit bout de papier limite transparent de 18 x 20 cm !!!

Et pour revenir au zgougou, je connais bon nombre de foyers qui cette année n’ont pas pu acheter les fameuses graines ou la pâte de pins d'Alep pour faire la traditionnelle assida du Mouled. Le prix du zgougou ayant pratiquement doublé les derniers jours, certaines familles, n’ont pas eu le « budget fruits secs » pour décorer leur assida.
Vous me direz la assida n’est pas non plus vitale et on pourra s’en remettre si on n’en mange pas. Oui mais c’est un symbole, c’est la tradition, les enfants en rêvent. Alors si un papa au chômage depuis plus de trois ans qui compte chaque millime n’arrive pas à offrir ça à ses enfants, il déprime encore plus.
 

 

Cet article est proposé par : Selma