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Je ne croyais pas tomber enceinte si tôt...

Publié le 14-12-2006
Je ne croyais pas tomber enceinte si tôt...
C’est la phrase qui me hante depuis que j’ai osé demander à une camarade de classe fraîchement « débarquée » de la lune de miel, pourquoi elle avait choisi d’avoir un enfant si tôt.

« Je ne croyais pas tomber enceinte si tôt» C’est la phrase qui me hante depuis que j’ai osé demander à une camarade de classe fraîchement « débarquée » de la lune de miel, pourquoi elle avait choisi d’avoir un enfant si tôt. Décidemment cette phrase en dit long sur la situation de la mentalité féminine du moment. Quoi ! les petites graines sont arrivées plus tôt que prévu, ou est ce la cigogne qui s’est carrément trompée d’adresse !!
 
Franchement, laisser une personne aussi naïve se marier et lui confier par dessus la responsabilité d’éduquer la génération de demain, ça fait peur. Féministe que je suis, je peux malgré tout concevoir que notre éducation ne nous permet pas de parler de la Chair comme il le faudrait. Je ne voudrais pas non plus critiquer notre culture, loin de moi cette idée, car en fin de compte chaque personne est libre de se fixer ses propres limites. Je veux simplement que toutes les femmes (et les jeunes filles, car  personnellement je ne fais pas cette distinction) sachent que personne n’a le droit de les empêcher de contrôler leur fécondité. Il faut se rendre à l’évidence que les hommes quelle que soit la situation ont toujours la possibilité de choisir. Même si la plupart s’obstinent à dire le contraire. Je suis persuadée que seul un pourcentage extrêmement réduit d’hommes a des enfants parce qu’il l’a décidé à un moment précis de sa vie. La plupart subissent, bon gré mal gré, les conséquences de leurs ébats, si toutefois ébats il y a. Cela ne les empêchent pas néanmoins d’être de bon géniteurs. Ne soyons tout de même pas injustes envers la gente masculine.
 
L’idéal serait à mon humble avis que les nouveaux couples puissent parler et s’informer  concernant le contrôle des naissances.  Mais le cas échéant toute femme peut parfaitement et sainement contrôler sa fécondité même de façon secrète s’il n’y a pas d’autre choix. Mesdames vous n’êtes pas des éprouvettes à concevoir des bébés, et les « devoirs conjugaux » ne servent pas qu’à enfanter.
 
Je pense que nous n’en sommes pas encore au stade ou les parents pourraient éveiller leurs enfants aux choses de la vie. Mais on peut toujours espérer que toutes les femmes sachent que rien ni personne ne les oblige réellement à faire des choses qu’elles ne souhaitent pas faire au fond de leur âme .Et qu’il existe toujours des alternatives aussi officieuses soient elles.

Cet article est proposé par : Mme Leïla BEN SALEM