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La prise d'otage saisonnière

Publié le 14-12-2006
La prise d'otage saisonnière
Il faut bien qu'on marie notre fille ou notre fils ! Vous me direz : « une fête ça fait jamais de mal à personne » Ah ! Mais je n'avais pas pensé qu'il fallait le faire à ce prix ou de cette manière

Votre voisin, puisque c'est de lui qu'il s'agit a soigneusement préparé sa fête, il a pensé à tout ce qui aide à réussir un mariage sauf prévenir son entourage, que ce soir, il est le roi du monde ou du quartier.

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais aujourd'hui, les fêtes ne commencent pas avant 11 du soir et bien c'est tant pis pour nous.

A-t-il pensé un seul moment qu'en nous prévenant, il nous propose de choisir entre subir l’’agression des décibels ou bien aller passer la soirée ailleurs au calme ! Non, ce n'est pas dans ses priorités ce soir, et puis c'est une fois l’’été qu'il oublie que c'est l’’argument de chacun, et que vous allez subir pendant 30 jours de vacances, 30 nuits de stress. C'est ça aussi les vacances, un vrai dépaysement, un régal intégral.

Tout compte fait, ce qui rend les choses difficiles, c'est ces orchestres à deux sous qui jouent toujours le même bruit, pardon la même musique sur les mêmes accords, des ondes de choc qui vous prennent de partout.

Peut-être faudrait-il créer un label de qualité pour que le vulgaire ne concurrence plus le mauvais goût.

Le 197, il fait ce qu'il peut, ses délais d'intervention sont longs, ce qui donne à chacun envie de se faire justice soi-même. Tout compte fait, celui qui se plaint devient l’’empêcheur de tourner en rond et l’’agresseur est à sa place, dans la normalité.

Nous étions connus pour être la civilisation du verbe, maintenant, c'est nouveau, ça vient de sortir, on est devenu la civilisation du bruit.

Attention à nous, nous sommes en train de perdre le sens du commun.

Cet article est proposé par : Mme Leïla BEN SALEM